rte
re.
Ri-
m-
es,
dis
m-
)U-
tre
is-
de
res
tte
10 -
la,
il-
lui
tre
er-
)Dt
lus
de
ne
>ar
Si
:e,
ne
LIVRE XL, CHAP. LXV. 145
enlever ses parcs de munitions, ses dépôts de vivres, et saseule communication.
Ce projet était audacieux à la vérité, mais pour sortir d’unpas difficile, il faut savoir risquer à propos. Il n’y avait pasà balancer ; sans doute la réussite de ce plan était subordon-née à des chances douteuses ; si Alvinzi avait eu le coupd’œil et l’énergie de son adversaire, rien ne l’eût empêché deformer ses divisions en masse,et d’enlever Vérone d’assaut pourse réunir avec Davidowich vers Polo ou Campagna ; il étaitlibre même d’éviter cet assaut en passant l’Adige entre Ste.-Marie et Zevio pour se diriger sur Mantoue. Mais depuis unmois, Bonaparte avait démêlé son caractère ; les événementsantérieurs venaient de lui prouver que brave, ferme et douéde toutes les autres qualités qui constituent un bon officier,son antagoniste n’entendait rien à la stratégie. Le généralfrançais supposa qu’Alvinzi ne verrait dans ce mouvementsur San-Bonifacio que ses communications menacées, et lanécessité de voler à leur défense. Enfin, c’était dans la con-joncture, l’opération qui offrait les chances les plus favora-bles aux républicains ; la seule qui put éviter à l’armée uneretraite désastreuse jusqu’aux Alpes.
En exécution des mesures concertées, le général Vauboisdût envoyer Guyeux à l’armée, et détacher quelques batail-lons à Vérone dont la garde fût confiée à Kilmaine et à 3 millehommes ; le reste des troupes de Vaubois se maintint encoredans l’excellente position de Corona. Les divisions Massénaet Augereau cheminèrent vers Ronco. Dès qu’elles commen-cèrent à y arriver, on jeta un pont sur l’Adige ; Augereau
TOB. IX.
13