144 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
pour se jeter résolution pouvait changer la face des affaires; Bonaparte
municatktns 1® prit avec cette sagacité quia caractérisé sa longue carrière,d Alvmzi. g ac j ian j. com })jen le blocus de Mantoue et la défense de Ri-voli étaient faciles, il calcula qu’il pourrait, sans grand in-convénient , confier la défense de Vérone à 3 mille hommes,tirés de la division Vauhois ou du corps de blocus, tandisqu’il viendrait manœuvrer par le Bas-Adige sur les commu-nications des Autrichiens. Il était aisé de dérober ce mou-vement au général ennemi, au moins pendant vingt-quatreheures ; celui-ci ignorant ensuite la quantité de troupes lais-sées dans la place, devait y regarder à deux fois avant del’attaquer de vive force, et ce délai de quarante-huit heuressuffisait pour exécuter l’opération méditée. Plein de cetteidée, il repassa donc l’Adige dans la nuit du 14 au 15 no-vembre à Vérone, avec les divisions Augereau et Masséna,pour aller traverser cette rivière à Bonco, tomber par Yil-lanova ou San-Bonifacio sur les derrières d’Alvinzi, et lui
» si continuelles et avec des forces si inférieures. Peut-être» l’heure du brave Augereau, de l’intrépide Masséna , de'Ber-» thier, de...., est prête à sonner; alors! alors! que deviendront |» ces braves gens ? Cette idée me rend circonspect; je n’ose plus* affronter la mort, qui serait un sujet de découragement et de» malheur pour l'objet de mes sollicitudes.
» Sous peu, nous essaierons un dernier effort; si la fortune» nous sourit, Mantoue sera pris, et avec lui l’Italie. Renforcé par» mon armée de siège, il n’est rien que je ne puisse tenter. Si ;r> j’avais reçu la 83e, forte de 3,5oo hommes, connus à l’armée,
» j’eusse répondu de tout! Peut-être, sous peu de jours, ne» sera-ce pas assez de 4o mille hommes.... »
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