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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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niSTOinE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Leurembarrasredoubledans cettesecondejournée.

trouvait. Engagée sur des digues et avec l’Àdige à dos, l’ar-mée française avait à craindre à la moindre alerte d’ètreprécipitée dans les marais, sans espoir de salut. Bonaparterésolut donc de la retirer sur la rive droite de l’Àdige et laforma autour de Ronco, en ne laissant que les 12 e et 75«demi-brigades dans leur position d’observation sur la rive' gauche pour la garde du pont. Le gros des Impériaux restatoujours , entre San-Stephano et San-Bonifacio. La divisionde Provéra , derrière un canal, entre Porcil et Caldiero : lesavant-gardes réoceupèrent Porcil et Arcole.

Quoique la résistance de l’ennemi et des obstacles inat-tendus vers Arcole, eussent déjoué le projet de Bonaparte,et empêché d’enlever ses parcs et de s’établir sur ces com-munications , on avait pourtant réussi à changer le théâtredes opérations , à sauver le point important de Vérone, et àretarder la jonction des colonnes d’Alvinzi et de Davido-wich. Mais ces demi-succès ne pouvaient satisfaire le géné-ral français : il était bien résolu de ne pas s’en tenir là, ettoutes les dispositions furent faites pour livrer bataille lelendemain. La situation était plus embarrassante que lepremier jour : il ne suffisait plus de prévenir Alvinzi à Viblanova ; et le mouvement étant démasqué on ne devraitcompter que sur la force des armes pour en assurer le suc-cès. On a cru que Bonaparte commit une faute moins excu-sable que la première, en ne faisant pas descendre son pontvers Albaredo , ou même en ne le levant pas tout à fait pouraller en une marche de nuit franchir l’Adige à Legnago. Ilsemble même qu’il aurait pu dès le 15 s’assurer les moyensde jeter de nuit un pont du chevalets sur l’Alpon, dont le