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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CHAP. I.XV.

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lit est étroit ; car on n’aurait eu alors que ce petit bras àfranchir, et l’on se serait épargné le grand mouvement parLegnago. Bien que ces reproches paraissent fondés, nousnous abstiendrons de prononcer, attendu que nous ignoronsabsolument toutes les circonstances qui ont déterminé la con-duite du général en chef.

Bonaparte persista donc à marcher de rechef sur Arcole et ibattaquentPorcil. Dans un terrain différent, il eût été convenable de Arcole etporter l’effort principal sur San-Bonifacio et Villanova con- Porci1,tre la droite des Autrichiens, afin de les couper de Monte-bello de leurs communications avec Davidowich et de la routede Vicence. Mais, pour exécuter ce mouvement, il aurait falluremonter entre l’Alpon et des marais impraticables, par unedigue nonmoins étroite que celle d’Arcole, en laissant le flancdroit et le pont de Bonco totalement à découvert ; or, si dansune semblable situation les Autrichiens avaient marché d’Ar-cole ou de Porcil contre le pont pour le détruire, et que l’ar-mée française n’eût pas réussi à déboucher sur San-Bonifacio,elle eût été perdue. Un résultat moins brillant, mais pluscertain, s’offrait en portant les efforts contre la gauche desImpériaux, et l’on prit ce parti.

Le 16 novembre, au point du jour, les divisions repassè-rent l’Adige ; à peine eurent elles débouché qu’elles rencon-trèrent l’armée autrichienne, en marche de Porcil et d’Arcole,pour attaquer le pont de Bonco. La cavalerie d’Alvinzi s’a-vançait en même temps sur Arcole, une brigade se portaitvers Albaredo pour garder ce passage. La division Massénaattaqua sur-le-champ la colonne de Provéra, la rejeta dansPorcil, lui fit 7 à 800 prisonniers et lui prit 6 pièces de ca-