LIVRE XI, CIIAP. LXV.
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les affaires fussent plus avancées que la veille, le général Français,français jugea prudent de reprendre les positions de la nuitprécédente à la rive droite de l’Àdige, et laissa la 12 e demi-brigade à la garde de la tète du pont. Les Autrichiens de leur .côté revinrent derrière Arcole.
Cependant Bonaparte convaincu désormais que le succès Dispositionsde l’affaire dépendai t du passage de l’Alpon vers son confluent, troisièmebâta dans la nuit toutes les dispositions pour y jeter un J ournee-pont. Cette résolution qui procura la victoire , prouve assezqu’il eut t ort de ne pas la prendre dès la fin de la premièrejournée.
Le 17 novembre, au point du jour, commença le troisièmeacte de cette terrible lutte. L’armée française s'ébranlait pourpasser l’Adige, lorsqu’un des bateaux du pont s’enfonça. Cetaccident, pouvait avoir des suites d’autant plus fâcheuses,que dans le même instant les Autrichiens s’avancèrent pourattaquer la brigade chargée de la garde du pont ; mais l’artil-lerie, placée sur la rive droite, fit un si grand effet, en lesprenant d’écharpe, qu’elle les arrêta. Cette canonnade donnale loisir de raccommoder le pont. Aussitôt qu’il fut en état,les divisions passèrent le ruisseau, attaquèrent l’ennemi et lerepoussèrent jusqu’à Porcil et Arcole. Masséna suivit à gaucheavec la 18 e de ligne sur Porcil; mais comme l’effort principaldevait avoir lieu par la droite au confluent de l’Alpon, unepartie de sa division demeura en intermédiaire. La 32 e demi-brigade fut embusquée dans le bois à la droite de la digue.
La 18 e légère se mit en bataille près du pont que la 12 e deligne devait toujours défendre. Robert, avec la 75 e , fut placéau centre devant Arcole, La division Augereau se disposait