156 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
à passer l’Alpon à son confluent et à se lier avec les deux ba-taillons de la garnison de Porto-Legnago, qui commençaientà paraître sur la rive gauche pour attaquer et tourner la gau-che de l’ennemi ; elle devait être soutenue dans ce mouve-ment par toute la cavalerie de Beaurevoir.
Les Robert suivit vivement les Impériaux iusqu’à Arcole : mais
Autrichiens _
repoussent la, le gros de leurs forces le ramena plus vite , de sorte qu il
jusque sur fat contraint de se réfugier derrière la division Augereau ;les ponts. qmeJqjjgg pelotons s’étant repliés sur le pont, les Autrichienss’avançaient déjà sur l’Adige à leur poursuite, et les eussentsans doute enlevés , si Bonaparte qui avait disposé en inter-médiaire , comme nous l’avons dit, une partie de la divisionMasséna, n’avait paré à cet accident. Au moment où les Au-trichiens se croyaient sûrs de la victoire, ils se voient assaillisde toutes parts. La 18 e légère marche à leur rencontre et lesentourés ^orde de front sur la digue, la 18° de ligne, revenant sur seset accablés. p as d u côté de Porcil, les attaque en queue, et la 32 e , embus-quée dans un taillis, tombe à l’improviste sur leur flanc etles jette dans les marais. La déroute de ce corps fut totale,comme elle devait l’être dans une situation pareille ; on luifit 2 ou 3 mille prisonniers.
Augereau Tandis que par ces dispositions Bonaparte assurait sa gau*^Alpon! 11 che, son centre et ses ponts de l’Adige, contre toutes les ten-tatives de l’ennemi ; sa droite renforcée jetait enfin son petitpont sur le ruisseau, et le passait ; le combat s’engagea bien-tôt avec vivacité sur ce poiut où les Autrichiens avaient eu letemps de faire filer des renforts. Leur flanc gauche était cou-vert par un marais : la faiblesse des troupes disponibles nepermettait pas de le tourner, sans tenter un mouvement dé-