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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CUAP. LXV.

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cousu, d’autant plus dangereux que le corps qui l’eût exécutéaurait cheminé entre ce marais même et l’Adige. Dans cetétat des localités, Bonaparte se rappelant que le simulacred’une attaque sur le flanc d’une troupe qui n’y est pas pré-parée, l’ébranle presque toujours, ordonna au lieutenant Her-cule de descendre l’Àdige avec 25 de ses guides, pour tomberavec impétuosité sur l’ennemi en faisant sonner la charge parplusieurs trompettes. Ce stratagème réussit complètement ;il causa un moment d’hésitation dans l’infanterie autrichienne.Le général Augereau en profita pour l’attaquer, et par-vint à la faire ployer ; elle se défendit néanmoins avec vi-gueur, et se retirait en bon ordre lorsque la garnison dePorto-Legnago débouchant sur San-Gregorio , ménaça de ladéborder et de la prendre à revers, ce qui lui fit accélérer saretraite.

Dans ces entrefaites, Masséna avait reporté une de ses bri-gades, soutenue de plusieurs escadrons, sur Poreil, pour enchasser l’ennemi et couvrir les communications des ponts,pendant qu’il se dirigeait avec le reste de ses troupes versArcole, afin de se lier à l’armée. Dès que le mouvement deretraite des Autrichiens fut prononcé, il déboucha de ce village, les poursuivit dans la direction de San-Bonifacio, etse lia ensuite par sa droite avec la division Augereau. L’ar-mée s’établit, la gauche en avant d’Arcole, la droite à San-Gregorio où elle passa la nuit.

Alvinzi, fatigué d’une lutte aussi longue et aussi pénible,forcé dans cette dernière journée à quitter le champ de ba-taille après avoir perdu beaucoup de monde, désespérant deforcer jamais l’armée française dans un terrain si favorableT05I. ix. 14

Massénatire à sagauche.

Retraite

d’Aiviiiïi