LIVRE XI, CHAP. LXVI. 175
se rattachait à celle du camp , et qu’elle aurait pris le partide l’évacuer.
Nous ne retracerons pas ici les détails des combats opi- combatsniâtres auxquels la marche du siège donna Heu, et dont les en'^sultentplus remarquables furent celui de l’Ile-Touffue, le 5 dé-cembre; les trois tentatives infructueuses des 10, 11 et 12décembre sur la maison de poste de Kehl ; ni l’assaut, à laj suite duquel elle tomba le 19 au pouvoir des Autrichiens.
Les pluies continuelles contrarièrent beaucoup les travaux| dans ce terrain bas et marécageux. Les tranchées furenti inondées durant une partie du mois de décembre : la pluie| devint si violente, du 20 au 26 , qu’il fut question de lever■ le siège, et d’abandonner le matériel dans la tranchée.
! Le feu des^batteries commença dès le 28 novembre, et les Assaut livréouvrages du camp étaient fortement endommagés, lorsque ^andié.les Autrichiens l’attaquèrent de vive force, le 1 er janvier, àcinq heures du soir. Le général Staader emporta la redoutedes Trous-de-Loup, avec une facilité qui prouva que cettetentative était beaucoup trop tardive. Les réserves des as-siégés voulurent reprendre cette redoute ; mais elles n’arri-vèrent pas à temps : le feu des batteries autrichiennes, quiportait déjà au-delà du fort, coula un des bateaux du pont.
Dans la nuit suivante, une attaque fut dirigée contre l’îleI d’Erlenrhin; tous les petits ouvrages avancés furent em-portés, et les assiégeants pénétrèrent dans l’ouvrage à corne.
! A la vue des succès des Impériaux, le général Lecourbe semit à la tète d’un bataillon, renvoya son pont volant pourlui ôter tout espoir de retraite, et se précipita sur l’ennemiqu’il chassa de l’ouvrage. Ce trait de dévouement fut au