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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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176 HISTOIRE DES GUERRES DE I.A RÉVOLUTION,

reste inutile : les Autrichiens, maîtres de la redoute desTrous-de-Loup et des lignes du camp, ayant poussé latranchée jusqu’auprès du Rhin et de l'ouvrage à corne,l’ile d’Erlenrhin se trouva isolée, et St-Cyr en ordonna l’é-vacuation le 5 janvier, pour ne pas sacrifier inutilement lesbraves chargés de sa défense : les assiégeants occupèrent desuite ce poste important.

Dans la nuit du 5 au 6, les Autrichiens attaquèrent enfinla seconde ligne de retranchements du camp; c’est-à-direceux qui se trouvaient entre l’ouvrage à corne supérieur etla redoute des Trous-de-Loup. Le combat fut vif et meur-trier; tous les ouvrages furent emportés, et les assaillantspénétrèrent dans le chemin couvert de l’ouvrage à corne oùdes travailleurs se logèrent aussitôt. Cette opération, exé-cutée malgré la résistance de six bataillons français et du feudu fort, fit honneur à ceux qui la conduisirent : elle n’eûtpas été plus sanglante, si on l’avait entreprise au mois denovembre.

Keiil est Cette journée fut décisive. Les Autrichiens pouvaient dé-eV j 3 p^P^sormais réunir tous leurs moyens contre le fort, livré dèsglorieuse ce m0 ment à ses propres forces : toute résistance ultérieuren’en eût pas retardé la prise au-delà de deux jours. Depuissix semaines, 43 batteries et 25 mille toises de tranchéeavaient été construites, près de 100 mille coups de canonet 25 mille bombes avaient sillonné les ouvrages : les Im-périaux, maîtres du camp retranché, enveloppaient le fortpar trois attaques ; les batteries de celle de gauche enfdaientdéjà les ponts de communication. Moreau, ne voulant pasexposer la garnison à un assaut, crut devoir alors aban-