Band 
Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
Entstehung
Seite
178
JPEG-Download
 

178

HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

la bombe ; lié à un camp retranché dont les principales dé-fenses consistant en flaques et en marais, étaient précaireset subordonnées aux gelées ; il faut pourtant observer qu’oneût pu faire des retours offensifs plus fréquents. Un campretranché qui communique avec une armée, et dont on peutdéboucher à volonté avec 40 mille hommes, offre bien desavantages pour une guerre de chicane : on a vu quel partides garnisons entièrement investies en ont tiré ; et Massénaen a fourni un grand exemple à Gênes.

Les détails dans lesquels nous sommes entrés, sont suffi-sants pour donner lieu aux remarques suivantes : 1° Moreau,pouvant déboucher avec toutes ses forces sur des parties dela ligne ennemie, devait le faire aussi souvent que possible,dès les premiers jours de novembre; 2° l’Archiduc, mieuxconvaincu de la facilité qu’avait son adversaire de déboucherà volonté avec 40 mille hommes sur une des extrémités desa ligne ou sur son centre, n’aurait pas dû s’exposer à faireun siège régulier de Rehl, en sa présence; 3° le meilleurmoyen de rétablir l’équilibre des deux armées, était d’enle-ver de vive force la première enceinte du camp, qui n’avaitque des retranchements d’un faible relief ; puis de diriger dela redoute des Trous-de-Loup une attaque contre l’ouvrageà corne et les retranchements qui couvraient le pont, afinde réduire de bonne heure la garnison du fort à ses propresforces.

Au surplus, ces observations, faites dans l’intérêt de l’art,ne diminuent en rien la gloire que les deux partis se sontacquise. Elles tendent seulement h démontrer qu’on atteintrarement la perfection à la guerre ; et qu’il n’est général si