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LIVRE XI, CIUP. LXVI. 179
habile, sur la conduite duquel la critique ne trouve à s’exer-cer.
Les Autrichiens, n’ayant pas les moyens d’entreprendre Siégé de ladeux sièges en même temps, restèrent en observation devant d’Huninguela tête de pont d’Huningue. Cet ouvrage, construit par Vau-ban et détruit en exécution du traité de Baden. avait été relevésur les fondements qui existaient encore, et l’on y avaitajouté quelques ouvrages avancés. Ces travaux n’étaient pasterminés, lorsque l’armée exécuta sa retraite. Le prince deFurstemberg les laissa achever complaisamment, et crut sansdoute bien faire, de se couvrir lui-même d’une ligne de con-trevallation sur les hauteurs d’Àltingen, qui se prolongentparallèlement au Rhin, à un quart de lieue de ce fleuve :position excellente, qui domine la plaine, et où Villars ga-gna, en 1702, la bataille de Friedlingen.
Nous avons dit que Moreau, en dirigeant le gros de sesforces sur K.ehl, après avoir repassé le Rbin, laissa la divi-sion Vérino vers Huningue, pour protéger la défense dupont. Ce soin fut confié alternativement aux 3° légère, 56 eet 89 e de ligne, sous les ordres du général Àbatucci.
Le corps du prince de Furstemberg, qui était en présence Le pont dedepuis le 28 octobre, d’abord uniquement occupé du soin cation estde se retrancher, n’ouvrit qu’au milieu de novembre unboyau de tranchée pour descendre des hauteurs dans laplaine et y établir quatre batteries de gros calibre. Le 28, lefeu de ces batteries rompit le pont; et 21 bateaux, entraî-nés par le courant sur la rive droite, furent pris par lestroupes impériales ; cette circonstance engagea les assié-