248 HISTOIRE DES GCERRES DE LA RÉVOLUTION,
rencontrer dans les gorges du Tyrol, elle se mit en marche'pour pousser Laudon au-delà du Lawis, afin de se lier avecMasséna par les gorges de la Brenta et de couvrir le blocusde Mantoue, en s’établissant dans les positions que l’arméeoccupait avant labataille d’Arcole. On rencontra le 27 janvierl’arrière-garde autrichienne près d’Avio, et on lui fit des pri-sonniers. Laudon se replia sur Mori à la suite de cet enga-gement, appuya sa gauche à l’Adige, et jeta ses flanqueurs àdroite sur Torbole au nord du lac de Garda.
Combats de Malgré le mauvais temps, le lendemain 28 janvier, Jou-
M l.avvisf U attaquer la position des Autrichiens; Yial, à la tète
des 4' et 17 e légères, parvint, à la suite d’une marche des plusrudes, à tourner l’ennemi et le força à la retraite après luiavoir fait 400 prisonniers. Roveredo ouvrit alors ses portesaux républicains. Laudon disputa le terrain avec moins deténacité qu’on ne devait s’y attendre : il s’arrêta peu au dé-filé de Calliano dont nous avons déjà fait mention. Toutefoiscomme Joubert ignorait son intention, il ordonna à la bri-gade Belliard de s’élever sur la gauche de l’ennemi, tandisque Vial, continuant à marcher sur la rive droite de l’A-dige, refoulait les Autrichiens à Trente, et les forçait à l’é-vacuer, sans avoir le temps d’en retirer un grand nombre deblessés et de malades. Cependant, pour assurer la possessiondes gorges de la Brenta, il ne fallait pass’en tenir là : la lignedu Lawis était indispensable aussi bien que le point impor-tant de Segonzano ; en conséquence Joubert y fit marcher sadivision le 2 février; Yial, à la tète de son infanterie légèreattaqua les hauteurs qui dominent le village à droite, sou-tenu par la 14 e de ligue, l’ennemi fut forcé à la retraite; on