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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVRE XI, CHAP. LXIX. 249

Je poursuivit jusqu’à St.-Michel, et on luit fit grand nombrede prisonniers.

Sur ces entrefaites, Masséna avait aussi terminé son mou-vement. Comme la position de Bassano n’est tenable qu’au-tant que l’on est maître des gorges de la Brenta, il porta unebrigade sur le château de la Scala et les hauteurs de Primo-lano qu’occupaient encore les Autrichiens : ceux-ci n’atten-dirent point l’attaque et se retirèrent au-delà de Prado,laissant au pouvoir des Français partie de leurs bagages.

Alors la vallée de Sugana fut libre, et la jonction de la divi-sion Joubert assurée. A l’extrême droite, l’avant-garde d’Au-gereau avait occupé Trévise après un léger engagement decavalerie.

La vigueur que les Français mirent dans ces opérationsdérouta entièrement le général Alvinzi qui s’était flatté,comme nous l’avons dit, de couvrir les avenues de Trente etde se jeter avec le reste de ses forces sur Bassano pour yrallier sa gauche dont il n’avait pas de nouvelles ; mais Lau-don serré de près ne put même défendre Calliano comme ill’eût désiré, et Bayalitsch s’étant retiré à Conegliano sanségard aux ordres reçus, Alvinzi, arrivé à Trente, fut obligéde défiler par la vallée de la Drave jusqu’à Willach pour allerrejoindre ensuite sa gauche sur les bords du Tagliamento.

L’armée républicaine attendit, dans les nouvelles positionsd’observation que nous venons d’indiquer, la chute de Man-toue et les renforts qui devaient la mettre bientôt en état decueillir de nouveaux lauriers.

Pendant que le gros de l’armée manoeuvrait avec tant de Préparatifssuccès sur l’Adige et la Brenta, Bonaparte préparait une Rome>