256 HISTOIRE DES GUERRES DE EA RÉVOLUTION.
)> pas les moyens de l’en empêcher. Mais aujourd’hui que je» puis disposer des 40 mille hommes cantonnés autour de» Mantoue et de 30 mille qui viennent de France, si le roi» votre maître me jette le gant, je le relèverai, et la répu-» blique donnera au roi de Naples toutes les satisfactions pos-» sibles. »
Bien que le prince de Belmonte n’insistât pas sérieuse-ment sur une menace faite, disait-il, en confidence, le géné-ral en chef avait assez d’autres motifs pour se contenter d’untraité , où il trouvait à la fois les plus grands avantages poli-tiques et militaires.
Nouvelles Le p a p e s’obligea à renoncer à toute alliance avec les puis-conditions au a
du traité, sances en guerre avec la France, à leur fermer ses ports , età licencier ses nouvelles levées ; il céda Avignon et le ComtatYenaissin, renonça aux légations de Bologne et de Ferrare,ainsi qu’à la Romagne, et consentit à l’occupation d’Ancônejusqu’à la paix générale. Il s’obligea en outre à payer de suite30 millions, au lieu de 16 dus sur les sommes imposées parl’armistice ; à désavouer solennellement le meurtre de Bas-seville, et à payer 300 mille francs à titre de dédommage-ment , aux victimes de cet attentat. Ainsi, il lui en coûta14 millions de plus, et la perte d’une belle province, pourn’avoir su faire à temps, ni la paix, ni la guerre,objets d’arts Indépendamment de ces sacrifices déjà si pénibles, il fal-à'paris* ^ ei icore consentir à livrer tous les objets d’arts mention-nés dans une note annexée au traité. On voit qu’au milieu deses travaux guerriers le général français, d’accord en ce pointavec Carnot, n’oubliait rien de ce qui pouvait perpétuer lesouvenir de ses conquêtes. Rome, devenue la capitale du