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Tome neuvième. Campagne de 1796. - Seconde période.
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LIVIVE XI, CIIAP. LXIX.

monde, avait enlevé à la Grèce les chefs-d’œuvre des arts.

L’Italie où toutes les lumières s’étaient réfugiées au moyenâge, augmenta ces richesses, des ouvrages des grands maîtresque la vue de ces modèles enfanta. Ces monuments étaienttout ce qui lui restait de sa grandeur passée; et Bonaparte,croyant avoir les mêmes droits que les conquérants romains,pensa qu’un des plus beaux résultats de ses victoires’, seraitde transporter en France ces objets si précieux, gages incon-testables delà supériorité morale des nations, ou de leur em-pire politique. Rome, Milan, Bologne, Modène, Parme,Plaisance, furent donc également obligées par les traités,à remettre aux Français les statues et les tableaux les plusprécieux.

Je ne chercherai point à justifier cette spoliation, d’ailleursautorisée par le droit de conquête ; les trophées qui en pro-vinrent ne décorèrent pas longtemps la France ; mais si sacapitale méritait mieux que Rome dégénérée de servir deSanctuaire aux beaux-arts, il est permis de regretter que tantde chefs-d’œuvre réunis par 15 ans de victoires, en aient étéenlevés en un seul jour.

Le traité de Tolentino termina une campagne justement cé- observa-lèbre, dans laquelle une poignée de braves fit changer la tl0 “ e s lt s e urface de l’Italie, et ébranla jusque dans ses fondements la pre- cam P a o ne -mière monarchie de l’Europe

On trouve les causes premières de ces exploits dans uneconstante application des principes ; dans une habile multi-plication des masses agissantes ; dans leur direction perma-nente vers les points décisifs ; et dans l’art avec lequel Bo-naparte conduisit les hommes, et sut stimuler en eux la

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