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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Dernièrenote duministredes affairesétrangères
parte de son côté se décidât, ou à céder la Trinité aux dé-pens de l’Espagne, et Tabago à ceux de la France, ou bienà voir tout le poids de la guerre tomber sur la Hollande,qu’on voulait dépouiller de ses établissements sur la côte deGuyane. Ce résultat eût été doublement fâclieux, en ce qu’ileût procuré à l’Angleterre des comptoirs importants sur lecontinent de l’Amérique méridionale, dont on avait tantd’intérêt à l’éloigner; et on eût mécontenté sans motif unallié fidèle, auquel on avait imposé d’ailleurs de si grandssacrifices. Ces motifs engagèrent Bonaparte à faire trans-mettre parle ministre des relations extérieures,l’explicationsuivante (11 septembre 1801 ) :
« Le contre-projet remis par lord ïïawtesbury , et le» procès-verbal de la conférence qui a eu lieu entre lui et» vous, ayant été placés sous les yeux du gouvernement» français, ont fait naître des observations importantes qu’il» est nécessaire de communiquer.
» Dans le cours des négociations, il a été établi que les» discussions qui avaient lieu entre les deux puissances, se» divisaient sous le triple rapport de la Méditerranée, des» Indes orientales et de l’Amérique.
» Relativement à la Méditerranée, la question se rédui-» sait à l’Egypte, et aux positions occupées par l’armée fran-» çaise sur les côtes du royaume de Naples ; déplus, à Malte» et à Mahon. Il avait été entendu que tous ces pays seraient» restitués aux souverains qui les possédaient avant la guerre.» Le souverain de Malte était l’Ordre de S'-Jean de Jérusa-» lem. Cet ordre, par son institution, se trouve, de temps» immémorial, sous la protection et la discipline immédiate