Band 
Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
Entstehung
Seite
15
JPEG-Download
 

LIVRE XVI11, CIIAP. CX1

15

» du Pape. Si donc il était vrai que l’Ordre , dans son état» actuel, se trouvât livré à des dissensions dangereuses, et» à ce que le ministère anglais appelle un schisme, ce serait» à l’intervention et à l’influence du Saint-Siège qu’il serait» naturel de recourir pour les faire cesser. Lors même qu’il» a été question que Pile de Malte serait restituée à l’Ordre» sous la garantie d’une grande puissance, il n’a pu être» entendu que cette puissance entretiendrait des troupes» dans la forteresse de Malte, puisque cette île est suflisam.» ment reconnue pour être en état de se défendre, et que» toute occupation matérielle par une puissance étrangère» serait attentatoire à la souveraineté même de l’Ordre.

» Comment peut-on d’ailleurs subordonner en quelque» façon le rétablissement de la paix entre la France et l’An-» gleterre. à une condition qui se trouverait dépendre d’une» tierce puissance? Le plus convenable serait incontes-» tablement de stipuler la restitution pure et simple de» Pile à l’Ordre de S* Jean, sans garantie, sans protec-» tion étrangère. S’il en faut absolument une, et que celle» de la Russie soit admise, cette garantie ne doit entraîner» aucune occupation militaire, et aucune autre protection» que celle qui résulte du traité même, ainsi que cela a» toujours lieu dans le système politique de l’Europe; et* si, en résultat, il y avait encore quelques points à dé-» cider à l’égard de Malte, la discussion devrait en être re-» mise aux négociations pour le traité définitif; et sans» doute alors il sera parfaitement reconnu que l’évacuation» de Malte par les forces anglaises ne peut, sous aucun» rapport, être différée au delà du mois convenu pour les