LIVRE XVIII , CIIAP. CXI.
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itu- Laurent, seraient remises sur le même pied où elles étaiente et avant la guerre, les puissances se réservant de prendre par>ées le-:traité définitif, des arrangements réciproquement justesrre, et utiles, pour mettre la pêche des deux nations dans l’étattoi- le plus propre à maintenir la paix.
que La nouvelle de cet événement répandit une joie uni ver-Transports
causé par
selle en Europe; le commerce si longtemps comprimé allait cettcpaîx, j- . . maritime.
)m- enlin reprendre son essor. Les neutres ne prirent pas moinsqui de part à l’heureuse pacification , bien qu’elle leur enlevâtles chances de leur commerce interlope, ils y entrevoyaientlais un meilleur avenir et des relations paisibles qui les dédom-mageaient en quelque sorte des charges que le nouveau droitices public des Anglais leur avait imposées. À Londres même>ns. l’ivresse fut à son comble ; le peuple était dans le délire,comme s’il fût passé des angoisses du désespoir au comble dulain bonheur. L’aide-de-camp de Bonaparte, porteur de la ratifi-insi cation, ne vit pas sans étonnement ce peuple ennemi dételerHé- les chevaux de sa voiture, et le traîner en triomphe.
La France apprécia de plus en plus les services rendusRé- par les Consuls. Réconciliée avec tous ses voisins, elle voyaitpour elle un long avenir de prospérité, et mesurait sa recon-ces naissance à l’étendue du bienfait : à la vérité quelques ré-Eu- publicains farouches, des royalistes rancuneux, ne partage-ai- rent point l’allégresse générale. Ceux-ci ne voyaient det et véritable bonheur que dans le retour complet de l’anciention régime; ceux-là dans les troubles et les agitations d’un gou-vernement populaire; mais les hommes sages se prononçaientde à l'cnvi pour un gouvernement qui avait opéré tant de pro-S‘- diges en si peu de temps. Confiants dans la magnanimité de