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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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20 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Bonaparte, comment anraient-ils en la pensée qne celui quivenait de sauver la patrie pût un jour s’exposer à la per-dre ? Ils se rassuraient sur ce qui restait encore de vague etde mobile dans les institutions soumises aux chances d’uneélection décennale, par l’espoir que la France n’avait plusrien à redouter des révolutions intérieures , ni des attaquesdes armées étrangères.

La situation de la république rapportée au chapitre CV,telle que le gouvernement, l’avait présentée lui-même aucorps législatif, n’offrait réellement rien d’exagéré. Elle n’a-vait subi depuis huit mois d’autres changements que ceuxamenés si heureusement à Hohenlinden et à Lunéville ,comme pour vérifier les prédictions que ce tableau renfer-mait. Le traité de Londres y mit le complément, en ajou-tant à toutes les causes de prospérité, les bienfaits du com-merce maritime.

Autres D’autres transactions non moins importantes avec les

transactions .... . . . . ,

politiques, principales puissances, venaient chaque jour cimenter laréconciliation de la France avec ses voisins, et poser les ba-ses de relations avantageuses.

e . La diète germaniqne se préparait, mais avec sa lenteurgermaniqueaccoutumée, à compléter l’œuvre de la pacification. Ce nefut que le 2 octobre, qu’elle confia ce soin à une députationde huit membres, investis de pouvoirs illimités pour assurerl’exécution des articles stipulés, de concert avec le gouver-nement français. Il y avait cependant encore loin de cettepremière démarche à l’accomplissement du but qu’on s’é-tait proposé, car si les membres de cette députation se livrè-rent aux travaux préparatoires de leur mission, ce ne fut