20 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Bonaparte, comment anraient-ils en la pensée qne celui quivenait de sauver la patrie pût un jour s’exposer à la per-dre ? Ils se rassuraient sur ce qui restait encore de vague etde mobile dans les institutions soumises aux chances d’uneélection décennale, par l’espoir que la France n’avait plusrien à redouter des révolutions intérieures , ni des attaquesdes armées étrangères.
La situation de la république rapportée au chapitre CV,telle que le gouvernement, l’avait présentée lui-même aucorps législatif, n’offrait réellement rien d’exagéré. Elle n’a-vait subi depuis huit mois d’autres changements que ceuxamenés si heureusement à Hohenlinden et à Lunéville ,comme pour vérifier les prédictions que ce tableau renfer-mait. Le traité de Londres y mit le complément, en ajou-tant à toutes les causes de prospérité, les bienfaits du com-merce maritime.
Autres D’autres transactions non moins importantes avec les
transactions .... . . . . ,
politiques, principales puissances, venaient chaque jour cimenter laréconciliation de la France avec ses voisins, et poser les ba-ses de relations avantageuses.
e . La diète germaniqne se préparait, mais avec sa lenteurgermaniqueaccoutumée, à compléter l’œuvre de la pacification. Ce nefut que le 2 octobre, qu’elle confia ce soin à une députationde huit membres, investis de pouvoirs illimités pour assurerl’exécution des articles stipulés, de concert avec le gouver-nement français. Il y avait cependant encore loin de cettepremière démarche à l’accomplissement du but qu’on s’é-tait proposé, car si les membres de cette députation se livrè-rent aux travaux préparatoires de leur mission, ce ne fut