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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
système ^e P^ us violente anarchie. Le clergé était dans un schismereligieux, complet, depuis sa fameuse constitution civile ; les églisesétaient désertes et tombaient en ruines. Bonaparte crut de-voir rétablir la religion eatholique par le même motif quil’avait fait adopter à Henri IV deux siècles' auparavant.Mais s’il importait de rappeler ses ministres, il n’était pasmoins urgent de refréner leur ambition. Il fallait fermerl’accès de la république à cette armée sans patrie, marchantsous la bannière d’un chef étranger, qui, pendant dix siè-cles, pour élever la tiare au-dessus des couronnes, avaitsubstitué l’ignorance, la superstition, le fanatisme et l’into-lérance aux admirables préceptes de l’Evangile. En un mot,il fallait rétablir la religion des Fénélon, et non celle desLoyola ou des Mouchy.
Moyens Pour atteindre ce double résultat, trois moyens s’offraientavec/succè^. aux choix du Consul : le premier, de remettre l’Église gal-licane sousla discipline de la Cour de Rome, en limitant sesdroits de manière à ne lui laisser aucune influence dans lesaffaires de l’État. Le second, de secouer entièrement cetimportun patronage, et de profiter de l’espèce d’insoucianceque la révolution avait donnée pour les matières religieuses,afin de décorer un prélat français du patriarcat, en lui at-tribuant l’investiture canonique, et laissant d’ailleurs sub-sister le rite catholique dans toutes ses formes. Enfin, letroisième était de déclarer les cultes catholique et protes-tant également à la charge de l’État, en protégeant l’exten-sion du dernier, déjà répandu dans une partie de la France,sauf à y introduire la hiérarchie.
Chances Le dernier moyen eût été peut-être plus approprié aux