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HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
dance aux républiques Batave, Cisalpine, Helvétique et Li-gurienne, avec la faculté de se donner les lois quelles juge-raient convenables, n’annonçait que trop le prochain renverse-ment de celles qui existaient. On ignore si l’ambiguïté de cesstipulations fut un calcul machiavélique ou une imprudencedes négociateurs, qui rouvrirent la boîte de Pandore aumoment où ils étaient appelés à la Termer. S’ils avaient l’in-tention de reconnaître le gouvernement existant en Suisse ,on a droit de s’étonner qu’ils n’en eussent pas fait insérer laclause expresse. Si au contraire ils ne voulaient pas que cetordre de choses se consolidât, du moins fallait-il prévoir lecas de son renversement , et aviser à une médiation ami-cale des deux puissances, pour réunir les partis au moyend’une transaction dont les bases seraient convenues d’avance.
Soit que le gouvernement consulaire eût aperçu troptard la faute de son négociateur, soit qu’il l’eût encou-ragée lui-même à dessein d’en diriger les effets et de lesfaire tourner à son avantage, il provoqua les républiques dontl’indépendance était reconnue à se donner de nouvelles cons-titutions.
Ces chartes proclamées postérieurement au traité, sem-blaient constater en effet la ferme résolution des peuples deces contrées de ne plus revenir sur la forme de leur gouver-ment. Dès-lors il était de l’intérêt de la France qu’elles fus-sent conformes au vœu du parti qui lui montrait le plusd’attachement, tout en se rapprochant des intérêts de ceuxqui s’étaient ralliés à l’Autriche ou à l’Angleterre.
Nouvelle Avant la signature des préliminaires de Londres , la Hol-constiiution | an( l e avait déjà donné l’exemple. La révolution qui s’y