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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XVIII, CIIAP. CX1. 27

tion du cardinal Gonsalvi, que pour le premier Consul, en-courut toutefois le blâme des partisans de la république, etmême de quelques hommes d’état.« Bonaparte, disaient-ils,

» s’applique vainement à détruire les restes de la révolu-« tion, et à fermer tout accès aux prétentions des contre-» révolutionnaires, puisque, par son concordat, il rouvre» à ces derniers une porte assurée, et creuse lui-même lamine» qui ébranlera son ouvrage, »

En ne secouant pas entièrement le joug ultramontain,il donnait effectivement des armes à une réaction; il suffisaitde se rappeler combien la religion de Grégoire VIII était dif-férente de celle des premiers évêques de S'-Pierre, pour êtreautorisé à craindre que le fanatisme ne reprit un jour le des-sus. Sous le point de vue philosophique, on ne peut queblâmer son système; mais en l’envisageant sous le rapportde son intérêt du moment envers l’Italie et l’Espagne, iltrouvera grâce devant les politiques.

Pour atténuer l’opposition que cette démarche pourrait Arlicleséprouver en France, il sentit la nécessité d’étendre les pré- réglémen-

. taires qui le

rogatives de l’Eglise gallicane et de mettre ce nouveau sys- modifient,tème religieux en harmonie avec l’esprit du siècle, ce qu’il fitpar de nombreux articles réglémentaires sur lesquels nousaurons sujet de revenir.

Cependant, au milieu du magnifique horizon qui s’ou- clian „ e _vrait devant elle, la France apercevait au loin quelques nua-î” enl ?

J * * * les republi-

ges précurseurs des tempêtes. À peine le traité de Londres <l u ? s voi_était-il signé, que des révolutions survenues en Suisse mena-cèrent de troubler la tranquillité du continent.

L’article du traité de Lunéville, qui assurait l’indépen-