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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
État de* in-térêts alorsaux prisesen Suisse.
hommes qui semblaient se soumettre d’avance par un con-.sentement tacite. La connaissance que nous avons des loca-lités et des intérêts alors aux prises, nous porte à croire qu’à lcette époque les voix auraient pu se compter dans la propor-tion de 2 à 3 . c’est-à-dire, de deux cinquièmes pour la con-stitution et de trois cinquièmes contre. Les campagnesd’Argovie n’avaient pas eu le temps d’apprécier les avantagesde leur nouvelle condition, et n’en sentaient que le poids. Ilen était de même d’une partie de celles de Soleure, de Lu-cerne, et surtout de l’Oberland. Mais les campagnes de Bâle,S'-Gall, la Thurgovie, l’immense majorité de celles de Zu-rich, tout le canton de Vaud, excepté quelques familles deLausanne et les montagnards de S le -Croix ; une partie de Fri-bourg, les villes de l’Argovie, tous les habitants des bourgset une foule de bourgeois des anciennes capitales, formaientune masse respectable ; et si les voix doivent plutôt se peserque se compter , on pouvait trouver dans cette minorité, leplus grand nombre de citoyens capables de motiver unvote.
Les mêmes questions se sont reproduites en 1814 , à lasuite de l’invasion autrichienne, et tout homme impartialqui a réfléchi sur la résistance que les prétentions exagéréesont éprouvées en Suisse,malgré les menées de M. de Senft-Pil-sac (1), appréciera à leur juste valeur les déclamations qu’on
(i) En 1814, les habitants des campagnes de l’Qberland, deSoleure, de l’Argovie, se sont montrés aussi chauds ennemis del’oligarchie qu’ils en avaient paru les pactisants en 1801, lors-qu’ils n’avaient connu que les charges de la révolution, sansavoir eu le temps d’en juger le bon coté.