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affecte de renouveler contre ceux qui s’efforcaient de poserdes bornes aux prétentions abusives de l’oligarchie et de ladémagogie, et qui, non moins jaloux de la tranquillité quede la force de leur patrie, accordaient quelque chose à desintérêts de localité, mais ne voulaient pas tout leur sacri-fier.
Cependant, il ne fallait pas compter que la mise en ac-tivité du nouveau pacte se fit sans de graves oppositions ;nous verrons plus loin qu’il ne tarda pas à tomber sous lescoups de ses ennemis ; mais l’ordre des événements nous ra-mène un moment sur nos pas pour dire ce qui se passait versle même temps en Italie.
Si la conduite de la France envers la Suisse avait été une Affaires deconséquence toute naturelle du traité de Lunéville, on ne Psaurait en dire autant de celle qu’elle tint envers la Ci-salpine.
Ici, tout aussi bien que dans les Alpes, l’intérêt de laFrance lui commandait à la vérité de ne pas laisser à lamerci de ses adversaires le parti qui s’était déclaré pourelle et dont le sang avait coulé pour sa propre cause. Elleavait même, plus qu’en Suisse, le droit de présider à l’or-ganisation d’un état qui était son ouvrage, mais il fallaitinfluencer ses législateurs sans leur imposer une constitutioncomme à un peuple conquis.
Le moyen d’atteindre ce but, sans déroger aux conditions Assembléedu traité, était de faire concourir la noblesse et le clergé ita- sulta àliens à un nouveau pacte qui ne leur laissât plus de regrets,tout en ménageant les intérêts du parti républicain. Bona-parte ordonna la réunion à Lyon d’une consulta italienne,
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