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HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
Succèset résultatsde cetteentreprise.
dont il prétendait que les lois et les traités avaient seuls guidésa conduite. Au surplus, une discipline sévère parmi lestroupes noires; de grandes caresses prodiguées au clergé es-pagnol, et les avantages réels d’un commerce réciproque,les bienfaits d’une administration plus active et plus éclairéeque celle du conseil des Indes, eurent bientôt façonné les co- 'Ions à leur nouveau joug; et cette invasion redoutée commeune calamité, devint, il faut l’avouer à la honte des Euro- ,péens, une source de bonheur pour cette contrée. |
Toussaint, après s’être promené en triomphe sous un dais,et au bruit du canon, dans toute la partie espagnole, revintau Cap, où l’attendait enfin la grande décision qui allait sé-parer pour toujours Saint-Domingue de la France.
Les heureux résultats que son système de culture et defermage avait produits, les avantages qui résultèrent de cetteréunion du vaste territoire deSanto-Domingo, et les illusionsqu’on s’en formait pour l’avenir, avaient réuni enfin la pres-que totalité des intérêts de la colonie en faveur de Toussaint.Blancs et mulâtres oubliaient leur ancienne haine et leur mé-pris pour sa couleur; il était impossible de ne pas recon-naître en lui un homme supérieur. S’il manquait d’instruc- Jlion classique, il rachetait ce défaut par les heureuses |inspirations du génie. D’abord on lui rendit justice, puis onreconnut que sans lui la colonie pourrait bien retomber dansla plus affreuse anarchie; de là à l’encenser il n’y avait qu’unpas, et il fut bientôt franchi. L’ex-commissaire Raimond îmême l’excita, dit-on, à se saisir du pouvoir comme Bona-parte, et à fixer le sort de Saint-Domingue par une consti-tution : mais bien avant le retour de ce commissaire, Tous-