LIVRE XVIII, CHAI’. CXII
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lui-même, il fallut que ses officiers l'entraînassent. pour ledécider àobéir. Il voulut néanmoins rassembler une dernièrefois les habitants de la plaine par le tocsin, mais effrayé dupetit nombre qui s’en présenta, il s’embarqua enfin avec Pé-tion pour la France.
Toussaint, au comble de ses vœux, et. triomphant, n’en To ^ s a “J.“ tTresta pas plus longtemps fidèle à la mère-patrie. La cessation absolu,
1 A u 1 1 s empare
de la guerre civile et la concentration de tous les pouvoirs, de la pariie
espagnole.
lui permirent de reprendre aussitôt le projet d’occuper degré ou de force la partie espagnole, bien qu’il n’en eût au-cun ordre du gouvernement français. Santo-Domingo, disait-il, était devenu le refuge des blancs contre-révolutionnaires;c’était là que les violens ennemis des noirs trouvaient un asile,et d’où partaient leurs trames pour troubler la colonie. D’ail-leurs il fallait, selon lui, une réparation à l’insulte qu’oriavait faite en renvoyant ignominieusement le général Agé.
Dix mille hommes divisés en deux colonnes, l’une au Sud,sous ses ordres immédiats, l’autre au Nord, sous le généralMoyse, entrèrent sur le territoire espagnol, en même tempsque Toussaint faisait remettre au gouverneur Garcia unelettre où il s’efforcait de lui expliquer le motif de cette ag-gression. Ce fonctionnaire n’avait pas de forces suffisantespour s’y opposer. En vain le général français Kerverseau etles délégués de l’agence provoquèrent-ils la résistance ; ledéfaut de moyens força l’autorité espagnole à se soumettreaprès quelques escarmouches ; et Toussaint fit à Santo-Do-mingo une de ces entrées triomphales auxquelles il avaitpris goût depuis celle du Môle Saint-Nicolas. Il affecta danscette expédition un dévouement extrême pour la république,.
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