de S'-Domingue était faite pour exciter les ambitieux. et iln’en manquait pas à la Guadeloupe.
Toutefois la bonne harmonie n’avait point encore été trou- L’arresta-
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blee, lorsqu un incident dont la cause est peu connue, pre- dente decipita le moment de l’explosion. A l’instant où Lacrosse se ca V u e S e a8 u n ’ e
révolte
proposait de passer quelques mois à la Basse-Terre, son
chef d’état-major ordonna à la Pointe-à-Pitre l’arrestationde plusieurs officiers mulâtres, et notamment celle du colo-nel Pelage et du capitaine Ignace (21 octobre). Le dernierparvint à s’y soustraire et souleva les troupes casernées aufort de la Victoire. Pelage arrêté un instant, réussit à s’éva-der, et courut chercher un refuge à ce fort, où il trouva lestroupes déjà insurgées à la voix d’Ignace. El les se portent envociférant chez le chef d’état-major et le commissaire-géné-ral de police : l’un et l’autre sont conduits au fort, les papierssaisis chez fe dernier, prouvent l’existence de listes de pros-cription. On y trouve des lettres annonçant que les mulâtresenvoyés quelques mois auparavant en France par mesure desûreté, devaient être déportés à Madagascar : à celte nou-velle la fureur fut portée au comble, déjà on agitait laquestion du massacre des blancs, et il fallut toute la fermetéet le bon esprit de Pelage pour les sauver.
Lacrosse considérant cet événement comme une révolte Lacrosse,
instiguée par Pelage, s’étant mis à la tète des troupes de la contre luiBasse-Terre pour marcher contre lui, en le déclarant hors donné,la loi. Mais bientôt éclairé sur le véritable état des choseset comptant peu sur les soldats dont il était accompagné , ilse décida à la demande de Pelage de venir à la Pointe-à-Pi-Ire, dans l’espoir de ramener par sa présence l’ordre et la
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