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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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76 IIISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Sa sincérité ne saurait donc être mise en doute du moins jà l’époque où il stipula; car toutes les lacunes signaléesétaient en sa faveur, et il lui suffisait pour en profiter delaisser subsister les choses dans l’état où le traité lesplaçait. j

Il n’en était pas de même du gouvernement anglais. En jécartant toute discussion sur la Toscane et sur le Piémont,dont les princes dépossédés étaient naguère encore ses alliés,on doit croire que le cabinet de S l -James se ménageaitdes prétextes de rupture. A ne considérer la chose que sousle rapport des formalités politiques, le royaume d’Etruriepouvait exister sans être reconnu à Londres, et certes la paixmaritime n’eût pas été troublée d’un siècle; mais commentle port de Livourne pouvait-il s’ouvrir au commerce an-glais, si le ministère refusait de reconnaître le prince qui yrégnait ? La question du Piémont était bien plus sérieuse en-core : postérieurement au traité de Lunéville, ce pays avaitété divisé en six départements. Ce n’était pas une réunionformelle, à la vérité, mais le général Jourdan les adminis-trait au nom de la France, et la dénomination de 27 e divi- !sion territoriale donnée à cette vaste principauté, était unprésage du sort qui lui était réservé. L’Angleterre ne put,sans arrière-pensée, se taire sur une circonstance aussi grave;car, en supposant même que le gouvernement français dif-férât longtemps cette réunion, il n’en était pas moins vraiqu’il administrait ce pays pour son compte, qu’il disposaitde ses revenus, de ses troupes et de ses places de guerre ; |enfin qu’il l’habituait à son autorité , par des transitions in-sensibles.