LIVRE SIX, GII AP. GXIII.
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ner lieu à une réclamation , avant on après la signature dutraité ; ce n’est pas qu’il importât au consul que le traité lereconnût formellement comme président de la République,mais il tenait à ce qu’il fût postérieur à cet acte, afin qu’ilpût s’en prévaloir en cas de rupture , comme ayant acquisforce de chose jugée.
Enfin l’inflexibilité du cabinet de S l -James , triompha deces obstacles ; il fut arrêté que le roi de Naples fournirait àMalte une garnison de deux mille hommes pendant un an,à dater de la remise des forts , et que, si l’Ordre n’avait paslevé à cette époque des forces estimées suffisantes pour gar-der l’île et ses dépendances, les troupes napolitaines v res-teraient jusqu’à ce qu’elles y fussent remplacées par un nom-bre de troupes convenu entre les puissances garantes.
Après quelques autres débats sur une extension de terri-toire réclamée par la France autour de Pondichéry, et surles pêcheries de Terre-Neuve, les plénipotentiaires ayantécarté la question de la reconnaissance des nouveaux étatsd’Italie par le gouvernement anglais, la paix fut enfin signéele 27 mars.
On a élevé des doutes sur la bonne foi des deux partiescontractantes. De grandes lacunes rendaient le traité incom-plet , et devaient nécessairement susciter sous peu des dé-mêlés sérieux entre elles. La position personnelle de Bona-parte lui faisait attacher un grand prix à cette paix, quil’élevait, dans l’opinion, au plus haut degré de gloire : endonnant une impulsion à la prospérité intérieure de la France,elle lui facilitait les moyens de franchir l’espace qui le sépa-rait du trône, auquel tout porte à croire qu’il aspirait déjà.
Signaturede la paixdéfinitive.
Lacunes
qu’elle
présente,