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Le duc de Wurtemberg eut, recours au même moyen pours’assurer une ample indemnité. Comme il cédait à laFrance la principauté de Montbelliard, et plusieurs fiefsen Alsace, il se crut fondé à faire un traité particulieravec elle pour obtenir les mêmes avantages que la courde Munich.
Toutes ces négociations, entamées à Paris dès le commen-cement de 1802, étaient de nature à éveiller l’attention del’Europe. La Russie surtout, garante du traité de Teschen,ne devait pas rester étrangère aux transactions qui allaientbouleverser l’Empire germaniqne. D’ailleurs, la conventionsecrète du 11 octobre, ayant déjà reconnu le principe d’uncommun accord entre le cabinet de S‘-Pétersbourg et celuides Tuileries, le plus sûr moyen d’atteindre ce but, étaitd’amener les différents états de l’empire à s’accorder sur tantd’échanges et de cessions réciproques. Sans cette précaution,il était à craindre qu’une foule de résistances partielles n’ap-portassent des entraves à l’accomplissement de la paix. Uneconvention signée par le comte MarkofF, le 4 juin 1802,stipula donc que les deux puissances agiraient de concert,et l’empereur Alexandre en la ratifiant, réserva des indem-nités pour le roi de Sardaigne et pour le duc de llolstein-Oldenbourg, auquel, dans le nouvel état de choses , on de-mandait la cession d’un péage.
Médiationconcertéeentre laRussie etla Franee.
TOM. XV.
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