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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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niSTOIRK DES GUERRES DE J.A REVOLUTION.

Trait éparticulierentre laFrance etl’Electeur.

Traité deTaris avecla Prusse.

le duché de Juliers. 11 lui importait donc de s assurerun lot convenable, et c’était aux puissances intéressées àmaintenir l’équilibre des grands états, qu’il devait s’a-^dresser.

Une convention conclue dès le 25 août 1801, entre leba-rondeCetto, et le ministre Gaillard, procura à la France une vconfirmation authentique des cessions faites par le traité deLunéville sur la rive gauche du Rhin. La république garan-tit en retour à la Bavière, l’intégrité de ses étals de la rivedroite, tels qu’ils étaient à la paix de Tesehen, en 1779, etdes indemnités non-seulement équivalentes à ses pertes,mais encore situées à sa bienséance. Ce traité particulier n’é-tait point une innovation, car l’empire d’Allemagne, électif,mais uni depuis le 10 e siècle, s’était changé par la suite destemps et des abus, en fédération d’états indépendants, aux-quels le traité de Westphalie reconnut le droit de faire avec 'les puissances voisines toutes les transactions qu’ils juge-raient convenables, moyennant qu’elles ne fussent pas diri-gées contre le chef électif de l’Empire.

Le cabinet prussien avait aussi des motifs pour suivre lemême système que celui de Munich ; car il avait à stipulerpour les possessions de Gueldre et de Clèves, ainsi que pourla maison d’Orange. Un double traité, conclu le 24mai 1802,régla ses importants intérêts. Il fut tenu secret pour ce quiconcerne la Prusse : quant à la maison d’Orange, elle re-nonça au Stathoudérat et reconnut la république batave, à jcharge par celle-ci, de conserver à son ancien chef les béné-fices de la dignité qu’il résignait, et en échange de laquelleon lui assura les évêchés de Fulde et de Corwev. Les deux

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