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Ledi; le mois suivant ils pénétrèrent dans l’évèché de Pas-sau, et se disposaient à mettre garnison dans le chef-lieu,lorsque l’empereur qui considère cette ville comme une desclefs de ses états, et la réclamait pour le grand duc de Tos-cane, la fit occuper par ses troupes , ainsi que l’évêché deSalzbourg.
Le cabinet de Vienne n’avait pu voir sans dépit deux puis- L’Autriche
1 _ fait occuper
sances, en quelque sorte étrangères à l’Empire, disposer de Passau
son territoire sans même appeler son chef naturel aux négo- j d Bavière,ciations. Il montra à la fois de la fermeté et de la modération, en ordonnant, de son côté, l’occupation de Passau,et en déclarant qu’il espérait que la médiation serait subor-donnée aux lois ordinaires de l’Empire, et que rien ne seraitfait que d’un commun accord avec la diète.
Dans cette conviction, l’Empereur hâta l’ouverture desséances de la députation chargée de cet important travail. LaPrusse déclara que l’occupation dont elle avait donné l’exem-ple, n’était que provisoire, et qu’elle ne regarderait cesprovinces comme définitivement dévolues à sa couronne,qu’après que la députation aurait sanctionné ces mesures.
Mais comme l’occupation de Passau était contraire aux pro-jets des médiateurs , qui réservaient cette ville à la Bavière,les cabinets des Tuileries, de Berlin et de Munich signèrentune déclaration, portant qu’ils réuniraient au besoin leursforces pour assurer à la Bavière l’entière possession de cequi lui était dévolu. Des prétentions si contradictoires étaientdifficiles à concilier : car si l’on jugeait nécessaire d’agran-dir la Bavière, il était juste aussi d’indemniser le grand-duc