108 HISTOIRE UES GUERRES DE GA RÉVOLUTION.
çais éprouvèrent plus de difficultés au Port-de-Paix : Mau-repas , hort. d’état de défendre la ville, y mit le feu et sereplia dans les montagnes des Trois-Rivières. Humbert eutl’ordre de l’y poursuivre pour le rejeter sur les Gonaïves etl’investir de concert avec la division Boudet, chargée, commeon sait, de l’occupation du Port-au-Prince. Le général fran-çais, trop ardent à la poursuite, harcelé dans le terrainfourré des mornes par une multitude de noirs armés,fut repoussé dans l’attaque de la position redoutabledu Gros-Morne, où son adversaire avait concentré sestroupes.
Succès de Boudet, au contraire, réussit complètement dans l’opéra-deLatouche^ 0n con t re Port-au-Prince. Elle était d’autant plus scabreuse,Treville au CfU , on ava it eu affaire à Dessalines, dont les forces, s’il fautPrince. s ’ en rapporter à l’état de situation qu’on vient de voir, nes’élevaient pas à moins de 11 mille hommes. A la vérité il n’yen avait pas 2 mille au Port-au-Prince. Le général blancAgé, quoique chef de l’état-major de Toussaint, commandaitdans cette seconde capitale de Pile. II n’était pas éloignéd’accueillir les propositions de Latouche et de Boudet; maisles noirs instigués par l’audacieux Lamartinière, méconnu-rent son autorité, s’insurgèrent, destituèrent les employésfrançais, et retinrent l’officier parlementaire. Toutefois, dansl’espoir de gagner du temps, ils en envoyèrent un autre pourdemander qu’on suspendît l’attaque jusqu’à la réception desordres de Dessalines qui commandait la division de l’Ouest,et se trouvait à S‘-Marc ; ils menaçaient, en cas de refus, demettre tout à feu et à sang si l’on persistait à descendre.
Latouche et Boudet n’étaient pas hommes à reculer ; l’es-