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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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114 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

dition privée, supposé même que la France eût borné sesprétentions à un protectorat pur et simple. j

.Réponse de Quoi qu’il en soit, au retour d’une inspection dans les pos-à la lettre tes qu’il avait résolu de défendre, il trouva chez lui ses en- j'consul?*' feints et la lettre de Bonaparte. Cette lettre, pleine de mo-dération et de dignité , reconnaissait les services qu’il avaitrendus à la patrie, et lui en promettait la récompense. En ex- jcusant les motifs qui l’avaient entraîné à proclamer une con- 'stitution coloniale, le premier Consul démontrait à Toussaintque l’intérêt et l’honneur de la France exigeaient qu’on y fitplusieurs changements ; ce qui n’était pas absolument in-compatible avec le rôle qu’il aspirait à jouer. Toussaint pa-rut un moment ébranlé de cette double démarche ; maisaprès les premières effusions de tendresse paternelle , il re-prit son air calme et impénétrable : « C’est bien tard, dit-» il 5 la guerre est allumée de toutes parts ; je répondrai au« général Leclerc. » Ses deux fils embrassant ses genoux,lui confirment en vain les expressions bienveillantes du pre-mier Consul, et M. Coisnon, joignant ses instances aux leurslui représente tous les avantages de la paix : Toussaint futinébranlable , rendit ses fils à leur instituteur, et s’éloigna.

La réponse qu’il fit .à Leclerc était évasive; il demandait dutemps, et proposait un armistice. 11 lui fallait le secours deschaleurs et des maladies, et c’était ces auxiliaires qu’il vou-lait attendre, en témoignant l’intention de traiter. Leclerclui accorda quatre jours et lui renvoya encore ses enfants.Cette fois Toussaint les garda, et ne répondit plus. Alorsle capitaine-général le déclara rebelle, et le mit hors la loi.

Arrivée des Dans l’intervalle, l’escadre de Toulon sous Gantheaume,