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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLÏTIOH.
eendier la ville. De toutes parts ils se retirèrent sur l’Ester.Toussaint Rochambeau de son côté vint prendre poste devant Tous-*Rocham- al sa ' n t, à la Ravine-à-Couleuvre. Ici, le chef des noirs avait Ibe#u ' concentré 2,700 hommes d’élite et sa garde, qu’il fit soute-nir par près de 2 mille nègres cultivateurs, répandus en ti-railleurs dans les mornes : la position était retranchée et lesavenues garnies de forts abattis. Rien ne résista à l’impé- ftuosité des soldats de Rochambeau : malgré une défense opi- 'niatrc, ils pénétrèrent dans les retranchements où l’on scbattit corps à corps : les noirs les abandonnèrent enfin euy laissant 6 à 700 des leurs, et regagnèrent avec précipita-tion le bourg de la Petite-Rivière.
Maurepas, Grâces à ce brillant succès, la situation du corps de Mau-
menacé .
d'être repas, victorieux au Gros-Morne, n en devint que plus épi-se soumet neuse. Aussitôt que Leclerc, arrivé aux Gonaïves, eut con- 'naissance de l’opiniâtre résistance de ce général noir, ilordonna à Desfourneaux dese rabattre sur lui pour l’attaquerà droite, tandis que Hardy marcherait à la tête de ses grena-diers pour le tourner, et que Debelle s’avancerait de nouveaucontre son front. Tout était calculé pour attaquer le 28 fé- !vrier au point du jour, lorsque Maurepas voyant sa perteassurée, se hâta de la prévenir en se soumettant. Deux millehommes de bonnes troupes au nom desquels il transigea, fu-rent amalgamés dans les différentes divisions, et lui-même ren- |voyé au Port-de-Paix pour y commander.
Opéraiîons Boudet qui avait vainement fait chercher Dessalines à lasur st-Marc Croix-aux-Bouquets, tandis que celui-ci filait vers le Sud par ,une contre-marche de vingt lieues, exécutée en deux jours à itravers des hautes montagnes, rabattit la rnoité de sa divi-
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