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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

qu’il savait être dégarni. Il s’y fit précéder par la 8° demi-brigade coloniale, partie de la Grande-Rivière. Mais Pam-phile-Lacroix qui y était resté blessé avec 600 hommes,secondé par deux chefs de noirs marrons, lui opposa des dispo-sitions si bien prises , qu’il enleva en entier ce corps fort demille combattants, et l’envoya prisonnier abord de l’escadrede Latouche. Dessalines se présentant à son tour devant laville qu’il croyait surprendre, y fut reçu à coups de canon,et le brave Lalouclie-Tréville, débarquant avec la moitié deses matelots, acheva de mettre cette place à l’abri de toutdanger. Boudet n’arriva que pour être témoin de la victoirede son lieutenant.

projet Leclerc, crue la soumission inopinée de Maurepas débar-

d attaque 1 i r

générale sur rassait du seul ennemi qui eût remporté quelque avantage

lei Yérettes. 1 1 11

contre ses troupes, revint aux Gonaives pour concerter 1 at-taque de Christophe et de Toussaint. Il arrêta les disposi-tions suivantes pour assaillir les Vérettes : Rochambeau re-çut ordre de s’y porter par le Petit-Fond et le Haut-Ester;Debelle, d’y marcher par le rivage et le Bas-Ester; tandis queHardy s’avancerait au centre par le revers occidental desmontagnes. Pour assurer le concours de la division Boudet,le général en chef s’embarqua aux Gonaïves, et vint des-cendre au Port-au-Prince, afin de rejoindre ensuite cettedivision qu’il voulait conduire lui-même à l’attaque des Yé-rettes.

Desfournaux établi en observation à Plaisance, eut lamission de couvrir toute la province du Nord, et la commu-nication du corps agissant avec le Cap. On attachait d’autantplus de prix au succès de l’entreprise, que Dessalines rap-