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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XIX, CnAP. CXIV.

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étaient aux prises, et qu’il y avait impossibilité d’y entrete-nir des forces françaises capables de les faire taire devant ce-lui de la métropole ?

À la vérité, la conduite de Pelage à la Guadeloupe, cellede Laplume à S l -Domingue, les services essentiels que ren-dirent Maurepas et ses noirs, lorsqu’ils combattirent dansles rangs français, sont autant de circonstances qui militenten faveur du système qu’avait adopté Bonaparte ; mais Le-clerc compromit l’expédition, en déviant de cette marche.

Au reste, c’est trop s’aventurer dans le champ des conjectu-res ; nos lecteurs sauront trouver dans les passions indivi-duelles, les perfides suggestions de l’étranger et les intérêtsdes masses, la clef de tous ces événements, sur lesquels nous| nous sommes déjà plus appesanti que les bornes de cet ou-1 vrage ne le comportent.

; On sait que dès-lors, S 1 ’ Domingue fut perdu pour la France. ^ v ^ nemeu(s; La partie du Nord se trouva soumise à l’empereur Dessali- , arHv f s „

1 1 depuis a St-

nés jusqu’en 1806, que ce tigre à figure humaine, tomba sous Domingue.

les coups de Christophe et de Péthion. Le premier lui suc-céda sous le titre modéré de chef du gouvernement d’IIaïfy,

1 mais la manie d’imiter est aussi la passion de ces petits am-bitieux. Toussaint avait cru égaler Bonaparte en se procla-mant président à vie : Dessalines prit comme lui le titred’empereur ; Christophe , à leur exemple, voulut un trône,

| et se fit bientôt couronner roi, sous le nom d’Henri 1 er . Lapartie du Sud, au contraire, formée en république par Pé-tition, puis soumise à sa mort, en 1818, au président Boyer,lutta pendant plusieurs années avec peine contre l’empirenoir, dont elle triompha néanmoins en 1820, par la révolta