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HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Préparatifsdes Bernois.
Chancesde succèspour eux.
De leur côté, les Bernois ne perdaientpas leur temps; unesiv I déciété secrète, formée par Àloys RedingetRodolphe d’Erlach, unavaient étendu depuis un an ses ramifications sur toute laSuisse; fé(ses émissaires préparaient les campagnes au retour de l’ancien as;régime, et ses chefs assemblés tantôt aux bains Schintznacht, letantôt à Gersau, y combinaient l’ensemble de leurs opérations, feiUn comité central établi à Berne, correspondait ouvertementavec des clubs établis à Zurich, Soleure et Thun ; celui-ci ticcommuniquait directement par le Brunig, avec Stanz et les d’ipetits cantons. «Le traité de Lunéville nous laisse le choix de rei» nos institutions, il nous est donc permis de renverser ce! so» les qu’on nous a imposées,» disaient-ils, pour justifier Luces menées qu’ils ne prenaient plus la peine de cacher. Dans pales Grisons, les Salis ne déployaient pas mois d’activité, et copartout l’orage s’amoncelait sur un gouvernement qui, Coloin d’être oppresseur, semblait sans énergie et sans di* j ungnité. | av
Il n’était point difficile d’organiser dans ces contrées po- jpuleuses, une masse de 10 à 12 mille insurgés, car les cadres | çaides anciennes milices étaient tout formés. Le gouvernemeut ehhelvétique n’avait à leur opposer que 2 mille hommes de niimilices, et trois bataillons soldés, dispersés dans vingt postes av,éloignés, et dont plusieurs chefs mêmes étaient suspects, H msest vrai qu’il aurait pu lever en outre 8 mille hommes dans p 0les cantons de Vaud, de Bâle, dans les environs de Zurich,de Thurgovie, et de Fribourg. Mais cette mesure répugnait ^ mcà des magistrats pusillanimes, habitués à confondre la fai- n oiblesse avec la modération. D’ailleurs, le pitoyable état des t ei]finances, ne permettait pas de soudoyer des forces si consi- ce