LIVRE XIX, CIIAP. CXV. 159
îns, ! la force, coururent aux armes pour soutenir leur protesta-i on tion. Le Sénat helvétique délégua le préfet de Lucerne Rel-une 1er, avec de pleins pouvoirs, pour s’entendre avec eux. Lede 1 er août, sous les yeux même de ce commissaire, l’assembléeune générale de Sclrwitz rétablit les anciens conseils, et plaça à
ou$ leur tète le Landamman Reding. La même chose eut lieu à
fil Stanz et à Sarnen, où Wursch et Deflue furent nommés Lan-
» damman de l’Unterwald. Uri balança un moment, et finit
dre par suivre cet exemple.
ba- Les trois petits cantons confédérés, ouvrirent le 17 août,er- une diète à Schwitz , et par une bizarrerie assez remarqua-
ui, ble, leur premier soin fut d’abolir tous les privilèges, au
ru- moment où leurs alliés de Berne et de Zurich conspiraient
pour les rétablir ! ! L’abolition des privilèges par des pay-sur sans-souverains, qui semble au premier aspect un contre-
la- ! sens, n’en était pourtant pasun; car il y avait aussi des exclu-
in- sifs et des sujets dans ces petits cantons (1). Cette démarche,
:ur plus politique peut-être que sincère, devait en effet leur at-
de tacher ceux qui, sous la dénomination d’anciens sujets, pou-
di- raient avoir des intérêts divergents ; ils envoyèrent ensuite
les des agents à Glaris, Appenzell, dans les Grisons et à Lucerne,
n- en un mot, à tous les cantons limitrophes, pour s’allier
re- avec eux, à l'effet de rétablir V antique liberté ; mais ces
lui mots avaient, comme on sait, une acception bien diffé-
rente selon les convenances des partis.
s, .
à
3- (i) Ces petits cantons avaient leur part des bailliages italiens,
et et des pays mixtes.