HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOI.UTIOS.
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Andennatt fut chargé, avec deux bataillons de ligne helvé-tique, de les réduire par la for^e, si le commissaire Relier neparvenait à les ramener par la raison. Les postes étaient déjàen présence, au pied du Mont-Pilate; les soldats d’Andermatt,cantonnés paisiblement sous la sauve-garde du droit desgens, laissèrent surprendre celui du défilé de Rengg; etla mort d’une dixaine d’hommes égorgés le 20 août parles paysans d’Unterwald, devint le signal de la guerre ci-vile.
Ce signal retentit d’abord à Zurich, que les troupes hel-vétiques venaient de quitter pour se concentrer à Lucerne,Une compagnie de gardes urbaines, soldées jadis par le can-ton souverain, était restée en activité sous les ordres du pré-fet. Celui-ci était absent, et allait être d’ailleurs remplacépar les nouvelles autorités cantonales : la municipalité ap-préciant l’utilité de ce petit noyau de force, s’en arrogea lecommandement, qui appartenait de fait au gouvernement,jusqu’à ce que la nouvelle constitution cantonale fût miseenactivité. Le Landamman improuva sa conduite, et donnaordre de renvoyer quelques compagnies soldées à Zurich :la municipalité protesta contre ces mesures, ferma ses portesaux soldats helvétiques, appela à son secours tous les bour-geois de la ville partisans de ses privilèges, et fit même en-trer dans ses murs des milices du district deRegensberg, leseul de ce canton attaché à l’ancien régime. Au premieravis de cette résistance, Andermatt avait dû renvoyer à Zurichquelques compagnies de troupes de ligne; elles cherchè-rent à y entrer par surprise, mais elles trouvèrent les pontslevés.
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