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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XIX, CHAT. CXV.

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Un tel acte d’autorité demandait une prompte répressiou,ou il ne restait plus au gouvernement qu’à se dissoudre. An-dermalt reçut l’ordre de soumettre la ville rebelle : il venaitde sommer la veille les petits cantons de mettre bas les ar-mes; et, dans l’impossibilité de remplir à la lois cette dou-ble mission, le général ne trouva d’autre moyen de sortird’embarras , qu’en signant le 8 septembre un armistice quidévoilait toute sa faiblesse. Il dirigea ensuite ses deux ba-taillons avec 6 pièces de canon de Lucerne sur Zurich, donton lui refusa l’entrée. Ândcrmatt fit mine de bombarder laville qui, ayant 60 pièces de canon dans son arsenal, ousur ses remparts, des munitions et une population virile plusnombreuse que son détachement, se moqua de ce simulacreimpuissant.

Cependant, des commissaires nommés par le Landamman,furent chargés de ramener Zurich par les voies de la persuasion,et investis du pouvoir nécessaire pour lever les mi-lices des environs, toutes dévouées au nouveau système. LesZuricois persistèrent dans leur résistance, ce qui déterminaAndermatt à lancer le 13, quelques obus sur la ville. Déjàles milices des bords du lac accouraient à son camp , et desscènes sanglantes se préparaient de part et d’autre, lorqu’uncommissaire muni de nouvelles instructions, signa le 13,avec la ville, une convention qui la dispensait de recevoirgarnison : acte de faiblesse qui devait tout perdre, et qu’ilfaut sans doute attribuer à la levée de boucliers des Bernoisdans l’Argovie et à Baden.

Le gouvernement tombait ainsi d’un précipice dans l’au-tre. Il attendait avec anxiété le secours des demi-brigades

Andermattmarchecontrecelle ville.