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sit bientôt d’un certain nombre de mécontents. Alors desproclamations sont lancées, l’insurrection est régularisée, lesanciennes milices rétablies et sommées de marchera la voixde leurs chefs. Ceux-ci curent le bon esprit de promener rapi-dement leurs colonnes mobiles dans le canton, pour entraînerles indécis, et en imposer aux autres.
La population des campagnes ne sc montra pas d’abord Progrès da
. , , , l’insurrec-
fort exaltee en laveur de ces prétendus vengeurs de leur tj on .pays. Mais dès que leurs pelotons, grossis dans leur mar-che, curent acquis la force d’un millier d’hommes, partoutla foule les suivit. Alors seulement, les paysans regardèrentleurs succès comme certains, car l’empire des vieilles ha-bitudes n’avait pu s’effacer clans un court interrègne de troisans. L’insurrection prit surtout de la consistance, lorsqu’elleput agir au nom de l’ancien gouvernement de Berne, et quechacun crut remplir un devoir en s’y soumettant.
Cependant cette révolution, loin d’ètre l’ouvrage du pa- Fâcheui
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friofisme, comme les écrivains du parti oligarchique ont de cesvoulu le faire croire, tendait à rallumer une guerre générale n Pet à ramener toutes les armées de l’Europe en Suisse. Si laFrance avait consenti à ce que ce pays se donnât des lois,il était entendu que cela devait avoir lieu par des voies lé-gales et pacifiques; le premier Consul n’était pas d’humeur
la plupart soldats de Rovèrèa ; les émigrés suisses ne s’élevèrentjamais à plus de 4 mille, et la moitié était alors en Égypte oudans la Méditerranée à la solde anglaise. D’Erlach n’avait pasplus de 2 mille insurgés, quand il marcha sur Soleure. C’est ainsique les hommes de parti écrivent l’histoire.
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