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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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166 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

à souffrir qu’une faction ennemie en dictât par la force au rgouvernement alors établi et reconnu. Tout portait donc à scroire qu’il interviendrait de manière ou d’autre, et que l’Au- fctriclie ferait des réclamations : en admettant que la France r

fût disposée à faire droit à ses demandes, une médiation des t

deux cabinets était le résultat le moins fâcheux qu’on dût c

prévoir, et la Suisse recevait ainsi ses constitutions de voi- r

sins peu intéressés à sa prospérité. S’ils ne tombaient pasd’accord, elle était condamnée de nouveau à fournir le champde bataille aux deux puissances, qui se disputeraient l’avan- ftage de les lui donner. i

Les hommes qui plongeaient d’un œil sec leur patrie dans j

une situation aussi délicate, étaient-ils moins coupables que ]

ceux qui, fondés sur les anciens traités , avaient réclamé en ]

1798 des droits imprescriptibles ? Peut-on alléguer que leurs ,

motifs fussent plus généreux , puisque les derniers ne se ré- (

voltèrent que pour se soustraire à l’humiliante condition de ,

Parias, tandis que les autres précipitaient la Suisse dans l’a- ,

bîrne, pour leur intérêt exclusif? Dans les discordes civiles, ]

les passions dénaturent tout : elles aveuglèrent ces hommes ,

doués d’ailleurs de quelques vertus domestiques, qui avaientà se plaindre il est vrai, mais qui devaient attendre de la jus-tice et du temps le redressement de leurs griefs.

Sages Quoique peu enclins à partager l’admiration que tant

mesures des ,

Bernois, d ecri vains passionnes ont affecté pour cette insurrection,nous nous faisons un devoir de rendre justice aux Bernois.

De tout temps ils ont montré du courage et de l’énergie : 1en cette occasion ils y joignirent de l’habileté. Après avoirdonné le change à Andermatt sur la direction de leurs pre-