LIVRE XIX, CHAP. CXT.
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comme l’ordonnateur intéressé d’une pompe funèbre. Onespérait à peine que les milices vaudoises voulussent pren-dre la cause d’une administration accusée, par les uns d’ètrerévolutionnaire, et par les autres d’avoir amené la contre-révolution.
Toutefois le canton, électrisé par sonpréfetMonnod, déployapour sauver son indépendance, autant de dévouement qu’ilavait montré d’aversion pour les individus et les principesqui dirigeaient l’administration depuis deux ans. Plusieursbataillons coururent aux armes pour garnir la frontière, en-tre le lac de Morat et Fribourg. Andermatt, après avoir tra-versé Berne, plutôt en allié des fédéralistes qu’en généralennemi, vint prendre la même position , où un armistice dehuit jours lui donna le temps de s’établir.
Les Bernois de leur côté mirent ce délai à profit pour aug-menter leurs levées et les munir de tout ce qui était néces-saire à la continuation de leur entreprise. Ils n’auraient euqu’un parti à prendre pour couronner ces premiers succès ;c’était de proclamer sans retard :
1° Que les cantons d’Argovie et d’Oberland seraient denouveau réunis à celui de Berne, mais avec le droit d’envoyerdes représentants dans le grand conseil et le sénat.
2° Qu’en attendant ils enverraient des députés au gou-vernement provisoire, pris parmi les magistrats éclairés desdeux partis.
3° Que si le canton de Vaud refusait de s’agréger auxmêmes conditions, et persistait à se constituer séparément,on s’en remettrait à la médiation du premier Consul, garantparle fait des anciens traités avec les ducs de Savoie.
Le cantonde Vauds’armecontreses griefs.
Faute desBernois.