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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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IUST0IRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

civils, ne sauva point Berne. D’Erlach, renforcé de quel-ques centaines de Soleurois , poussa son avant-garde surcette capitale, où il se flattait que sa présence jetterait letrouble et ferait éclater une insurrection; il la suivit de prèsavec son corps : Watteville de son côté avait réuni prèsde 2 mille hommes dans l’Oberland et les districts voisins:en même temps les habitants des petits cantons, rassem-blaient, sous la conduite d’Auf-der-Maur, quelques centai-nes d'hommes résolus sur le Brunig, pour descendre dansla vallée de Meyringen, donner la main aux insurgés de l’O-berland, puis en longeant ensuite l’Aar, se diriger égalementsur la capitale.

Position Le gouvernement helvétique n’avait à opposer à tous ccsdu^Senat ennemis qu’un bataillon, tropfaible pour garnir les rempartshelvétique. cora p r ; mer i es mécontents de la ville.

Dolder avait perdu la tète, et le seul parti qui lui res-tât, était ou de combattre à outrance jusqu’à l’arrivée d’An-dermatt, ou de conclure une convention pour se retirer àLausanne. Il préféra ce dernier moyen comme le moinschanceux. On vit dès-lors que l’ancien gouvernement légale-ment rétabli à Berne, donnerait à l’insurrection des forcescontre lesquelles il ne serait plus possible au nouveau delutter.

Dolder rend Le 19 septembre, Dolder, suivi d’une douzaine de séna-retire à teurs et des membres du tribunal suprême des cantons nonLausanne. j nsur g^ gj p r it le chemin de Lausanne; le ministre de FranceVerninac, qui avait provoqué cette détermination en appor-tant la veille au sein du Sénat un boulet qu’il prétendaitêtre tombé dans la cour de son hôtel, suivit ce cortège