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Tome quinzième. Campagne de 1801, 1802 et de 1803.
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LIVRE XIX, CHAP. CXV.

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L’occupation entière consommée, il s’agissait de procéder Déput ésau but de la médiation. Cinquante-six députés notables se à Paris,rendirent au commencement de décembre à Paris : dans cenombre, on comptait trente-deux unitaires et quinze fédéra-listes seulement. Mais tous étaient des hommes distinguéspar leurs lumières et leur caractère ; jamais on n’eût ima-giné, en voyant une réunion de magistrats aussi respecta-bles , qu’une inimitié enracinée dût. diviser des hommes sibien faits pour s’apprécier, si l’esprit de parti et l’intérêtdes factions ne dénaturait pas les sentiments les plus no-bles.

Le premier Consul désigna, parmi les hommes d’état quil’entouraient, quatre commissaires pour conférer avec lesdéputés suisses, et l’éclairer ensuite dans ses résolutions. Lechoix du sénateur Barthélemy qui, dans son ambassade, avaittraversé les phases les plus orageuses de la révolution fran-çaise, en gagnant les suffrages des différents partis, et. quiavait emporté les regrets de toute l’IIelvétie, parut d’un heu-reux présage aux vrais amis de leur pays. Rœderer, Des-meuniers et Fouché, lui furent adjoints dans ce pénible tra-vail.

La sagesse des mesures prises par Bonaparte, dans ces cir- Habileté desconstances délicates fut amplement démontrée par la peine ^sesjiarqu’on eut à amener les deux partisà un accommodement. On B ° na P arte -resta convaincu alors qu’on n’aurait jamais pu opérer leurfusion en Suisse, même par la force des armes, qu’à la suitede longues années. Ce n’était, pas une mince tâche que dedémontrer à 500 mille habitants des campagnes de Zurich,

Bâle, Fribourg etThurgovie, qu’ils devaient reconnaître la

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