jo De quelles Réparations
6. Quand la charpente des poutres , poutrelles& sablières , est en bon état ; les solives des plan-chers qu'il faut remettre , soit en partie ou des tra-vées entieres , tant la charpente que la maçonnerie,aires, carreaux , ou parquets & plat-fonds desditsplanchers, font réputés réparations viagères qui doi-vent être réparés par la Douairière usufruitière, (h)
sont à la charge de la Douairière ; ces lambourdes étant pourl'agrémentâc non pour la solidité. A l’égard des sablières quel’on met le long des murs mitoyens pour empêcher les solivesde porter dans les gros murs : comme elles tendent à la con-servation des gros murs, je penlé qu'elles doivent ctre à lacharge des Propriétaires: comme les sablières fur les cloisons,faisant partie de ces cloisons , & les ouvrages nécessaires,comme les étayemens Sc autres à faire, lorsqu'il s’agit de re-mettre ces choses par sous-ceuvre, font à la charge du Pro-priétaire. Si cependant les choses que nous venons de direêtre â la charge du Propriétaire venoient à périr par quelquesurcharge fur les planchers, par des marchandiles de grandpoids , comme des épiceries ou marchandises de fer ; ces répa-rations seroient à la charge de la Doiiairiere.
(h) Beaucoup d'Experts pensent que la Coutume , en disantque les poutres font á la charge du Propriétaire, a voulu ycomprendre les planchers en entier , n'y ayant pas plus deraisons pour que le Propriétaire soit décharge des solives plu-tôt que des poutres, les poutres faisant la partie principale desplanchers ; d'ailleurs, si la Coutume a entendu ne charger lePropriétaire que d’une partie des planchers qui font fous lespoutres, quelle partie le Propriétaire supportera t-il dans lesplanchers qui n’ont point de poutres Sc qui ne font composésque de solives de brin . Telles font les raisons qui engagent lesExperts à comprendre les planchers dans les réparations quiregardent le Propriétaire. II y a plus : les planchers portés pardes poutres ne pétillent que par les poutres, 3c rarement parles lòlives. Malgré ces raisons j'estime, qu'aux termes de laCoutume , on ne peut pas charger le Propriétaire des (olivesou des travées des planchers : que la Coutume a regardé le*poutres comme faisant l’office des murs pour supporter lesplanchers, & que le Propriétaire n'est tenu du rétablissementdes planchers que lorsque le tort qui y est arrivé provient dumauvais état des poutres Sc des murs ; mais que fi des solives