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part aux glorieux événemens qui se préparaient. Malgrétous les obstacles je parvins à m’établir à la gauche du Ma réchal Lannes . Lorspue je fus arrivé à quelque distancede Lützerode, je trouvais une ligne ennemie établie; ladroite au bois, le centre couvert par le village et la gauchese prolongeant sur le long rideau des hauteurs, qui bor-daient le champ de bataille.
Informé, que le Corps du Maréchal Augereau devaitdéboucher à ma gauche, je pensais, qu’en m’établissant entrele bois et le village, toute la droite de l’ennemi pourvoit êtrecoupée et la direction du feu sur ma droite me prouvait quele résultat était inévitable. Malgré le peu de force, que j’a-vois à ma disposition, je résolus de faire charger sur les piè-ces d’artillerie, donc le feu incommodait beaucoup. LelOème de Chasseurs en colonne par escadrons, marcha, àla faveur d’un petit taillis, changea de direction vivement,se jetta sur l’artillerie et enleva sept pièces. Je fis ap-puyer ce mouvement par le 13éme de hussards, qui se pro-longea à gauche, changea de direction à droite et se jettasur le flanc des gensd’armes^et cuirassiers de Henkel , quicommentaient à ramener le lOième. J’avais également fait- former deux petits carrés par mes deux Bataillons de gré-nadiers et de voltigeurs, réunis pour recevoir la cavalerie,si elle était ramenée. Les cuirassiers arrivèrent jusqu’àvingt pas, sans qu’il partit un seul coup de feu; cette con-tenance vigoureuse, réunie à l’apparition du 3ème de hus-sards, le fit rebrousser et la division de cavalerie légère du
Général.étant alors arrivée à mon soutien,
ils prirent la fuite. La ligne d’infanterie ennemie était cou-
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