F
»
verte par une artillerie trop formidable, pour que l’on pûttenter de l’entamer avec des hussards seulement. Il étoitnéanmoins de la plus grande importance, attendant l’arrivéede quelques renforts, de faire des démontrations, qui em-pêchassent l’ennemi de faire un mouvement offensif. .Te fisavancer mon carré de grenadiers, vers le bouquet de boisau centre, celui de voltigeurs sur le village à droite et unbataillon de chasseurs sur le bois à gauche. Dans cetinstant le feu d’artillerie et de mousqueterie devint terriblesur toute la ligne. Mon aide-de-camp se maintint long temsdans le village, qui fut incendie, le bataillon de grenadierstint également avec courage à l’issue du bouquet. Commeje n’avois que quatre pièces de canon avec l’avantgarde, lefeu de l’ennemi devenait trop supérieur et je fis faire un pe-tit mouvement en arrière.
Le corps du MaréchalLannes avoit continué son émou-vement ; celu du Maréchal Augereau et mes divisions d’in-fanterie, commencèrent également à arriver. La marche enavant fut aussitôt reprise. Votre Majesté Elle-même or-donna les dispositions nécessaires pour enlever la droitede l’ennemi, qui restait engagé un peu sur sa gauche.Dès cet instant la 2ième division de mon corps appuya lemouvement des dragons du Prince Murat; la cavalerie lé-gère de l’avantgarde en fit autant et chargea sur la cava-lerie qui se retirait sur Weimar etc. etc. etc.
signé Ne y.