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Ueber den Entschluß Bennigsens, sich von Heilsberg nach demPregel zurückzuziehen, sagt er selbst:
»Assuré donc des intentions de l’Emperenr Napoléon,je dois avouer, qu’autant que ma sécurité avoit été grandela veille, pendant l’action, autant mon embarras fut extrêmesur le parti que j’avois à prendre, dans ces circonstances,qui cependant demandoieut une prompte détermination, maisbien réfléchie, pour ne pas exposer l’armée et compromettrele salut de l’Etat, par de fausses conjectures ou de faussesmésures. Dans cette situation incertaine je crus de mondevoir de faire mon rapport à mon Souverain, sur la posi-tion de l’armée et les véritables circonstances, où elle setrouvoit, ce qui m’engageoit à faire un mouvement rétro-gradé, derrière la Pregel, en me portant sur la rive droitede l’Aile. Le première parti, qui me restoit à prendreétoit de sortir de notre position fortifiée , qui, la veille nousavoit valu une belle victoire, de marcher à l’ennemi, quoi-que plus fort que nous au moins du double, et de l’attaquersur les hauteurs, vers lesquelles, il dirigeait sa marche;ce qui serait exposer à la vérité nos troupes, malgré leurbravoure, à recevoir un échec à peu près certain. Le se-cond étoit de cotoyer l’armée françoise, pour empêcher sonapproché de Königsberg , mais ce parti était encoreplus dangereux que le prémier; vu que nous nous trouvionsbientôt forcés d’accepter sur un terrain désavantageux uneaffaire générale, dont les suites ne pouvaient être que fu-nestes et nous coûter chèr par une retraite difficile. Letroisième étoit, de quitter notre position actuelle, de nousporter derrière la Pregel, d’y attendre le parti que l’ennemi
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